Tour d'Emilie 2005

Tour d'Emilie 2005
Fränk passe près de la victoire
Andy donne tout pour son frère


8 octobre 2005
Cento - Bologne / San Lucca (200 km)


Le Giro dell'Emilia est une course très difficile avec 7 ascensions dont la terrible côte du Santuario di San Luca à 4 reprises. Une course sélective. Ce sont 154 concurrents qui ont pris le départ sous des conditions climatiques exécrables. La première offensive a été à l'actif de Inigo Chaurreau (AG2R), qui s'échappa après 45 km, il résista jusqu'au pied de l'ascension de Monzuno, au km 120.

Un groupe de costaud s'est dégagé à la faveur de cette montée, 16 coureurs: Andrea Peron, Fränk Schleck, Carlos Sastre, Nicki Sorensen (Team CSC), Davide Rebellin (Gerolsteiner), Mirko Celestino (Domina Vacanze), Marco Marzano, Gorazd Stangelj (Lampre Caffita), Juan Miguel Mercado (Quick Step), Pieter Weening (Rabobank), Andrea Noè, Vladimir Miholjevic (Liquigas-Bianchi), Luca Mazzanti, Sergiy Matveyev (Panaria), Ivan Fanelli (Team LPR) et Vladimir Efimkin (Team Barloworld).

Puis Fränk Schleck a attaqué dans l'avant-dernier tour et il a réussi à se dégager en compagnie de Gilberto Simoni et, un peu plus loin, Mirko Celestino. Mais une accélération de Simoni, au plus dur de la pente (18 %) de la dernière montée vers San Lucca (1,9 km à10 %), était la bonne: l'Italien a pu prendre une cinquantaine de mètres d'avance sur le Luxembourgeois qui l'a gardé en point de mire, mais sans pouvoir le remonter.

Le champion de Luxembourg a réalisé à nouveau une superbe prestation en terminant deuxième du Giro dell'Emilia, battu de six petites secondes seulement par Gilberto Simoni. Seulement 29 coureurs ont teminé l'épreuve dans des conditions dantesque et Andy Schleck a abandonné après avoir fait la course à l'avant pendant longtemps, puis avoir tout donné pour aider son frère à intégrer le groupe de tête.


Classement
1 Gilberto Simoni (Lampre-Caffita)
2 Fränk Schleck (Team CSC à 6"
3 Mirko Celestino (Domina Vacanze) à 8"
4 Davide Rebellin (Gerolsteiner) à 16"
5 Alexandr Arekeev (Acqua & Sapone) m.t
6 Carlos Sastre (Team CSC) à 22"
7 Vladimir Miholjevic (Liquigas-Bianchi) à 40"
8 Juan Miguel Mercado (Quick Step) à 49"
9 Damiano Cunego (Lampre-Caffita) à 1'29
10 Luca Mazzanti (Ceramica Panaria) à 1'34
11 Marco Marzano (Lampre-Caffita) à 2'25
12 Andrea Noe' (Liquigas-Bianchi)
13 Theo Eltink (Rabobank) à 2'39
14 Luca Solari (Domina Vacanze) à 2'54
15 Massimo Codol (Fassa Bortolo) à 3'04
16 Aitor Hernandez (Team L.P.R) à 3'53
17 Ivan Fanelli (Team L.P.R) à 3'57
18 Gorazd Stangelj (Lampre-Caffita)
19 Devis Miorin (Liquigas-Bianchi) à 3'59
20 Antonio Quadranti (Naturino) à 4'03
Andy Schleck (Team CSC) abandon

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 11:57

Modifié le lundi 14 septembre 2009 15:24

Tour de Lombardie 2005

Tour de Lombardie 2005
Bettini le plus fort
Fränk brille à nouveau, Andy poursuit son apprentissage


15 octobre 2005
Mendrisio - Como (248 km)


Pour ce 99e Tour de Lombardie de l'histoire, Bjarne Riis avait décider d'aligner Frank Schleck ainsi que son petit frère Andy qui disputait là sa première grande classique mais il était venu surtout là pour apprendre pour le futur, et n'a jamais été en mesure de jouer les premiers rôles. Une journée ensoleillée avec un petit vent accompagne les concurrents, mais ce n'est pas la grande chaleur.

La bonne échappée part au kilomètre 41. Elle est composée de Valerio Agnoli (Naturino-Sapore), Carlos Barredo et Allan Davis (Liberty Seguros-Würth), Davide Bramati (Quick Step), Ivan De Gasperi (Team LPR), Bram De Groot (Rabobank), José-Vicente Garcia-Acosta (Illes Balears-Caisse d'Epargne), Devis Miorin (Liquigas-Bianchi), Sascha Urweider (Phonak Hearing Systems), Giovanni Visconti (Domina Vacanze), Constantino Zaballa (Saunier Duval-Prodir) et Marcus Zberg (Gerolsteiner). Ils seront finalement rattrapés à moins de 60 kilomètres de l'arrivée.

Dans cette dernière épreuve du Pro Tour, mais aussi dernière course majeure de la saison, la sélection entre les meilleurs s'est opéré dans le Madonna del Ghisallo, col Italien mythique souvent emprunter par les routes du Giro et qui est situé sur les hauteurs du Lac de Côme. Paolo Bettini avec une grande aisance fit explosé le peloton sur les passages les plus raides de l'ascension. Seuls quatre coureurs ont pu accrocher la roue de "el grillo". Frank Schleck, Carlos Sastre, Gilberto Simoni et Gianpaolo Caruso.

Au sommet à 50km de l'arrivée, ils passent avec une vingtaine de secondes d'avance sur leurs poursuivants. Il reste deux difficultés majeures pour permettre aux cinq meilleurs coureurs de cette dernière classique de la saison de se départager, le Civiglio et le San Fermo di Battaglia. Dans le Civiglio, Carlos Sastre fut lâché, victime d'une énième accélération d' "il grillo"; et finalement après plusieurs tentatives d'attaques tout va se jouer dans un sprint à quatre, Bettini se montra le plus fort, première victoire du Toscan à Côme. Fränk vient chercher une très belle 3ème place. Andy termine son premier "monument" du cyclisme professionel très honorablement dans le peloton principal, 64ème à 8'53.

# Posté le lundi 08 septembre 2008 07:03

Modifié le lundi 14 septembre 2009 15:48

Tour de Lombardie 2005

Tour de Lombardie 2005
Classement:
1 Paolo Bettini (Quick Step)
2 Gilberto Simoni (Lampre) m.t
3 Fränk Schleck (Team CSC)
4 Giampaolo Caruso (Liberty Seguros) à 4"
5 Davide Rebellin Gerolsteiner) à 54"
6 Fabian Wegmann (Gerolsteiner) m.t
7 Gorazd Stangelj (Lampre-Caffita)
8 Martin Elmiger (Phonak)
9 Massimiliano Gentili (Naturino)
10 Santo Anza (Acqua & Sapone)
11 Ruggero Marzoli (Acqua & Sapone)
12 Alejandro Valverde (Illes Balears-Caisse d'Epargne)
13 Luca Solari (Domina Vacanze)
14 Luca Mazzanti (Ceramica Panaria)
15 José Ivan Gutierrez (lles Balears-Caisse d'Epargne)
16 Vladimir Gusev (Team CSC)
17 Bingen Fernandez (Cofidis)
18 Miguel Angel Martin Perdiguero (Phonak)
19 Mario Aerts (Davitamon-Lotto)
20 Marco Marzano (Lampre-Caffita) m.t
64 Andy Schleck (Team CSC) à 8' 53



Réaction:
Fränk Schleck

"J'ai vraiment dû rouler à bloc pour rejoindre les deux à l'avant sur les deux dernières ascensions. Cela a été un final extrêmement difficile, mais c'est un sentiment fantastique d'être là, dans le final du Tour de Lombardie. L'équipe m'a apporté un soutien parfait aujourd'hui et je suis heureux d'avoir obtenu cette place sur le podium. Je suis également fier de la façon dont j'ai réussi à finir cette saison, et ça va certainement avoir un effet sur mes attentes et mes ambitions pour l'année prochaine"

# Posté le lundi 08 septembre 2008 08:50

Modifié le lundi 14 septembre 2009 15:48

Andy satisfait de ses débuts chez les pros

Andy satisfait de ses débuts chez les pros
Les yeux tourné vers l'avenir

Andy Schleck est devenu professionnel cette année, après avoir été stagiaire dans l'équipe CSC l'année d'avant, et le jeune coureur Luxembourgeois déclare être très satisfait de sa première saison en tant que professionnel.

"Je pense que cette année a été une très bonne année pour moi», a déclaré Schleck. "J'ai eu 84 jours de course, ce qui est beaucoup. Naturellement, j'ai été faire certaines courses seulement dans le but d'engranger un peu d'expérience, mais j'ai également terminé un grand nombre de ces courses. Personnellement, je pense que cette saison a été un succès pour moi. "

Andy Schleck a été également l'un des coureurs qui a aidé le Danois Lars Bak à remporter la victoire dans la course à étapes française réservé aux jeunes espoirs du cyclisme, le Tour de l'Avenir. Mais l'année prochaine, il ne compte pas simplement y aller comme équipier mais avec l'objectif de s'imposer. "L'année prochaine je vais essayer d'accomplir de très belles choses dans certaines courses comme le Tour de Géorgie et le Tour du Luxembourg. Et, je voudrais gagner Tour de l'Avenir", a t-il dit.

Andy, qui est le petit frère de Frank Schleck, l'équipe CSC qui s'est considérablement renforcé lors de cet intersaison, même si elle est la meilleure équipe du monde de l'année 2005.

"Nous nous sommes renforcé avec de nouveaux très bon coureurs pour la saison 2006 - Cancellara, O'Grady et Cuesta, entre autres, de sorte que je pense certainement que nous sommes maintenant beaucoup plus fort que l'an dernier. Je crois que nous allons encore gagner beaucoup de courses. La classement par équipes du ProTour sera aussi un autre objectif de l'équipe, pour nous c'est très important de le gagner. Nous voulons être en mesure de jouer les premiers rôles dans toutes les grandes courses ProTour l'année prochaine. "

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 07:28

Modifié le lundi 29 juin 2009 16:54

Training Camp CSC - Danemark, Décembre 2005

Training Camp CSC - Danemark, Décembre 2005
.
"J'ai encore beaucoup à apprendre "


Interview avec Frank Schleck, 1er Décembre, 2005

Frank Schleck a connu une année 2005 impressionnante, obtenant de superbes résultats au cours des dernières courses de la saison, où seuls les ténors comme Paolo Bettini et Gilberto Simoni l'ont l'empêcher de s'imposer. A 25 ans le champion du Luxembourg a pris une autre dimension cette année, il a aussi terminé au pied du podium au Tour de Suisse, pour cinq secondes, qui le separait de l'Allemand Jan Ullrich. Le coureur de l'equipe CSC, ne connait pas ses limites et semble avoir les moyens d'aller encore plus haut.



Parlez moi de votre saison 2005, qui a été pour vous une excellente année, avec beaucoup de très bons résultats ...
Frank Schleck: Oui. Maintenant que j'ai repris l'entrainement avec l'équipe, je me rends compte de ce que j'ai accompli ! C'est vrai que je me suis régulièrement améliorée chaque année depuis que je suis devenu pro il y a trois ans. Cette saison, cela avait très bien débuté avec le Tour Méditerranéen, où j'ai pris la deuxième place, puis septième de Paris-Nice. Après que j'ai couru Milan-Sanremo, Bjarne m'a proposé de faire une pause et je suis parti quelques jours au ski ...


Vous êtes allé faire du ski au milieu de la saison?
FS: Oui! C'est surprenant, mais je dois dire que Bjarne sait vraiment ce qu'il fait et sait ce qu'un coureur a besoin au moment précis. Juste avant Milan-San Remo, Bjarne m'a dit que j'avais participé à un trop grand nombre de courses, qu'il avait besoin de moi au Giro. Il voulait que je soit en bonne forme là bas "Tu ne peux pas t'arrêter de courir", at-il dit, "Tu a de bonnes jambes. Mais ton corps a besoin de repos." Alors il m'a demandé si je pouvais aller skier. Il dit, ''Essaye de rien te casser, mais va au ski, c'est bon aussi pour les muscles." C'est drôle parce que mon amie avait décidé de partir en vacances au ski avant Milan-San Remo, j'ai couru, même fini dans le groupe de tête, puis je l'ai rejoint. Nous avons skié ensemble, et j'ai fais également de la course à pied, à 7 heures du matin, trois fois par semaine. Et je dois dire que c'etait une grande expédition! Lorsque je suis rentré, j'étais en forme, et même mieux qu'avant. Je voudrais le faire de nouveau en 2006, si je peux. De plus, j'ai de la chance de ne pas prendre de poids rapidement. Ce qui est parfait pour moi.

Afin de préparer le Giro, j'ai participé aux Classiques. Le Giro a été beaucoup de travail pour toute l'équipe, en essayant d'aider le plus possible Ivan. Ensuite, j'ai participé au Tour de Suisse, une course que j'adore. Après cela, j'ai remporté le Championnat du Luxembourg, un vrai plaisir pour moi, de porter le maillot. En août, j'ai couru le Tour d'Allemagne, où je voulais être à l'avant, mais malheureusement cela n'a pas été possible - j'étais trop malade. C'est dommage parce que j'aime ce pays C'est un parcours difficile, mais magnifique. J'avais fait la Luk-Cup, le Tour du Benelux, puis l'Allemagne. Et sur l'ensemble de ces épreuves, le temps était vraiment mauvais, et je suis tombé malade. Les trois premiers jours en Allemagne, j'ai vraiment du mal à passer à terminer les étapes. Mais je n'avais pas envie d'abandonner. Et je ne suis pas le genre de gars à quitter une course - Je ne veux pas. C'est trop facile de descendre du vélo, et ça peut devenir une habitude.

Quoi qu'il en soit, j'ai fini la course et dans l'une des dernières étapes, une étape de montagne au Feldberg, je me sentais de nouveau d'attaque. J'ai ensuite tout donner sur la fin de la saison, et ça s'est très bien passé. Je voulais aussi confirmer mes performances après un très bon début de saison avec le Giro et surtout le Tour de Suisse ?



Laquelle de ces performances est-elles la plus importante pour vous ?
FS: Hmmm ... en fait, chacune d'entre elles. Au Tour de Suisse, j'aurais dû rester sur le podium. Mais une autre course très important pour moi a été le Giro, parce que courir à 100 pour cent pour Ivan a également été une belle expérience. Etre le dernier homme à l'accompagner dans les ascensions est vraiment très important pour moi, j'ai beaucoup appris. Bien sûr, Zürich est l'une de mes plus grandes perfs jusqu'à présent. Il y a deux ans, je n'aurais même pas rêvé d'une situation comme celle-là. Seul un homme était au dessus de moi, et c'etait Bettini. Nous savons tous que Bettini est ... est l'un des plus grands! Et puis, cette dernière course, le Giro di Lombardia, c'est légendaire. Pour moi, ça fait partie des mythes du cyclisme, avec des courses comme Liège-Bastogne-Liège. Chaque coureur à ses propres préférences, mais pour moi, la Lombardie est la plus grande course


Alors, dites-moi dans votre famille, avant il y avait votre père, Johnny , qui a été pro avec l'équipe nationale du Luxembourg et Bic et maintenant votre frère cadet, Andy, est avec vous dans l'équipe CSC ...
FS: Mon père a courru huit ou neuf fois le Tour. Je suis plongé dedans depuis que je suis enfant. Mon frère Steve a commencé la course. Mais j'ai toujours pensé que sa manière de courrir n'était pas très intelligents, donc j'ai dû le lui prouver que je pouvais faire un meilleur travail ... [rires] Alors, j'ai commencé la course de 13 ans. Et peu à peu, j'ai grandi dans le sport, avec le rêve, bien sûr, devenir un pro. Andy a commencé de la même façon. Steve a arrêté maintenant et s'est tourné vers la politique. Mais mon père ne nous a pas poussé vers le vélo, mais quand nous étions jeunes, il voulait que nous fassions du sport. Il était important pour lui que nous n'allions pas traîner dans les rues, et le sport etait un bon moyen de se concentrer.

J'ai toujours rêvé de devenir un pro, et maintenant que c'est atteint, je continue à rêver d'autres objectifs. Je pense que c'est important de ne jamais arrêter de rêver. Parce que si vous le faites, vous n'atteignez pas vos objectifs. Je pense toujours à faire plus, et je crois que je peux encore améliorer mes performances. Je fais partie d'une équipe où tout fonctionne parfaitement, j'ai trouvé une grande équipe et de bons amis. Un autre facteur est que mon frère est dans l'équipe, aussi, je suis très heureux de cette situation, car nous nous soutenons, et c'est un avantage énorme.



Parlez-moi de votre parcours, des amateurs jusqu'au jour où vous rejoignez la CSC ?
FS: Après avoir terminé l'école secondaire, je suis entrée dans le programme des sports du Luxembourg et je pouvait me concentrer uniquement sur le vélo. Ensuite j'ai eu un moment difficile en l'Italie, avec De Nardi, où rien ne semble tourner rond. J'avais été stagiaire en 2001 chez Festina, mais après cette saison, ils ont arrêté, c'était une déception pour moi, aussi. 2002 a été ma dernière année en tant que moins de 23 ans, j'étais en France Elite 2 à Chateauroux à l'époque et je me suis dit que si je ne réussissait pas cette année-là, je retournait à l'école, j'en avais marre. C'était difficile aussi parce que les équipes françaises pro avaient un regard sur moi, en disant: "Nous avons 50 gars comme vous, alors pourquoi devrions-nous vous prendre? Mais alors, Bjarne a commencé à croire en moi et m'a pris en tant que stagiaire, et je pense que je l'ai convaincu que ce n'était pas une mauvaise idée! Il a fallu un certain temps avant que je puisse signer un contrat, parce que Jan Ullrich était censé rejoindre l'équipe. Il aurait pris la place de deux ou trois coureurs, financièrement parlant. D'un côté, C'etait dommage de ne pas l'avoir au sein de l'équipe, mais de l'autre côté, c'etait mieux pour moi!


Comment le contact s'est établi avec la CSC ?
FS: Bjarne Riis et Kim Andersen ont été dans le même club, ACC Contern au Luxembourg, avec qui j'ai commencé. C'est le président, Marcel Gilles, qui a pris contact avec Bjarne. Kim Kirchen, mon frère et moi sommes toujours dans ce club. Nous avons eu un grand coureur dans les années 50 et 60, Charly Gaul, et j'ai le sentiment que nous pouvons réaliser comme lui de grands résultats. Mais le public se concentre toujours sur le football, même si nous avons perdu 0-4 au Liechtenstein dans les qualifications pour la Coupe du Monde! Bien sûr, le football est le sport numero un, mais c'est quand même dommage que le pays ne sache pas faire connaitre de bons cyclistes, que nous sommes. Le foot c'est toujours 8 à 14 pages dans le journal, alors que le vélo ne fait mêm pas une.


Comment se fait-il qu'un Luxembourgeois puisse être un bon grimpeur ? Le Luxembourg n'a pas de véritable montagne, c'est plus un terrain classiques ...
FS: Depuis que je suis, ma famille se rend souvent sur la Côte d'Azur, c'est par là que nous avons commencé à faire de longues montées. Mais je ne fais pas un entrainement spécifique pour la montagne, même quand j'étais en Italie. Je suppose que c'est un talent naturel, et le fait que je n'ai pas de problèmes avec mon poids. D'autre part, mes performances en contre la montre sont loin d'être bonne, mais je vais travailler dur sur ce point.


Cela doit être très motivant pour vous et votre frère de courrir dans la même équipe. Existe-t-il parfois un peu de rivalité, aussi?
FS: Non, jamais. Je suis heureux de ses résultats de la même manière qu'il est pour moi. C'est génial de pouvoir s'entrainer ensemble et courrir dans la même équipe. Bien sûr, il a encore beaucoup à apprendre, il peut être un peu chaotique, mais il est encore jeune ... ce n'est pas que je sois beaucoup plus sage et concentré (sourire) J'ai encore beaucoup à apprendre aussi, mais parfois, je peux lui donner quelques conseils sur ceci ou cela. Il doit tracer son propre chemin, mais je suis sûr que, s'il arrive à être un peu plus ordonné ... [rires], il peut devenir un grand coureur.


Vous avez dit précédemment que vous travaillez sur vos aptitudes dans les contre la montre.
FS: Oui, avec Bjarne nous avons déjà amélioré ma position, mais j'ai certainement un inconvénient d'être grand. J'ai donc besoin de travailler mes compétences, mais quand je vois les progrès de Ivan Basso, même si je ne veux pas me comparer à lui, je pense que je devrais être en mesure de faire des progrès.


Quels sont vos objectifs à long terme pour votre carrière?
FS: Je me sens plus comme un coureur de course à étape que de course d'un jour. Je me sens bien dans les courses par étapes, une fois que j'ai trouvé le bon rythme et puis je récupère bien. J'ai fait le Giro et la Vuelta, et je suis sorti de ces deux courses en bonne forme. Lorsque j'ai couru la Vuelta l'an dernier, j'ai terminé ensuite à la dixième place au mondiaux de Vérone.


Quel serait votre plus grand rêve?
FS: Bien sûr, tous les coureurs rêvent du Tour de France. Finir, dans les dix ou cinq premiers du Tour, ça serait déjà énorme. La saison prochaine, si tout va bien, que je ne suis pas malade, blessé ou quoi que ce soit, je participerais à mon premier Tour, bien sûr, pour aider Ivan Basso. J'espère que je pourrais l'aider à gagner le Tour, et je n'aurais aucun problème à mettre mes ambitions de côté, pour lui. Ivan est un bon coéquipier, une grande personne, il mérite beaucoup de respect. Donc l'un mes plus grands objectifs de l'année prochaine sera de faire le Tour à ses côtés.


Que prévoit votre programme pour la prochaine saison?
FS: Je vais faire quelques courses d'un jour en début de saison. Puis Paris-Nice, comme cette année, ensuite les classiques Ardennaises. Si je suis devant, en Belgique, alors ça sera bien. Après une pause, je vais préparer le Tour de France, au Tour de Suisse. Après le Tour, le Tour d'Allemagne serait intéressant encore, et pour finir les dernières courses Pro Tour de l'année, en particulier le Tour de Lombardie, ma préférée.

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 09:09

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 08:31

Training Camp CSC - Italie, janvier 2006

Training Camp CSC - Italie, janvier 2006
Fränk Schleck

« Je devrais courir le Tour en 2006 »


En 2005, Fränk Schleck est passé d'espoir du cyclisme Luxembourgeois à champion en devenir. Auteur d'un mois d'octobre étincellant, il a confirmé tous les espoirs placés en lui. Il dresse le bilan de son éclosion au plus haut niveau.


"Cela fait deux ans qu'on gagne Paris Nice avec CSC, c'est le premier rendez vous de la saison. Si on démarre l'année avec un bon résultat, cela donne envie pour la suite. Tout le monde était motivé de la première course à la fin et au final on a remporté le classement par équipe du Pro Tour."

"Pendant le Tour de France je me suis reposé une semaine puis on a fait un stage d'entraînement de 10 jours avec l'équipe en Autriche. C'était une bonne reprise et ça m'a permis de voir de nombreux coureurs avec qui je ne cours jamais. En début de saison j'étais dans l'équipe autour de Basso et je n'avais jamais couru avec les coureurs de l'équipe des Flandriennes."



ÉQUIPIER AU GIRO

"Au Giro, c'était clair, j'étais parti pour être équipier. On y est allé pour la gagne avec Ivan. Sur ce genre de course, si on a un coureur qui peut gagner, tous les autres se mettent à son service. Basso aurait gagné le Giro avec une jambe s'il n'était pas tombé malade. On avait préparé le Giro en s'entraînant bien, en allant reconnaître les principales étapes et en adaptant le programme de course. J'ai fait un break après Milan-San Remo en allant faire trois quatre jours de ski ce qui m'a beaucoup aidé car le c½ur se repose, mais la musculation reste tonique. J'ai pu décompresser et cela m'a fait du bien."


UN "STATUT" QUI CHANGE

"Cette année je n'ai pas trop roulé pour moi-même, mais sur certaines courses comme le Tour de Suisse, j'ai su saisir ma chance. J'aime cette épreuve. C'est une course très bien organisée avec de bonnes routes, un temps magnifique. J'aime la Suisse, j'aime les montagnes et déjà l'an passé j'ai terminé troisième d'une étape de montagne. Je m'y sens bien et j'avais envie de faire quelque chose pour moi. Après tout le travail fourni au Giro, je ne savais pas trop ou j'en étais car en revenant d'un Grand Tour, soit on est super bien, soit on est super mal. J'avais fait une coupure après ces trois semaines de courses mais j'avais de bonnes jambes au tour de Suisse. Si j'avais fait attention j'aurais même pu terminer sur le podium."

"2005 était ma troisième année pro et tout doucement j'ai gravi les échelons. Chez CSC, on n'a pas vraiment de statut et sur la plupart des courses, c'est la course en elle-même qui décide qui sera leader. C'est ça qui nous rend fort. Personne ne râle s'il doit rouler, mais tout le monde peut saisir sa chance. C'est ce qu'il faut faire et tout doucement tu gagnes en confiance et en expérience. Me voilà maintenant dans les meilleurs de l'équipe avec Basso, Sastre, Julich et Voigt."



LEADER EN LOMBARDIE

"La fin de saison était plus ou moins préparée. J'ai toujours été bien en fin de saison. Je suis un coureur qui est toujours motivé pour courir et qui essaie toujours de faire de son mieux. En voyant dans l'équipe un coureur comme Jens, motivé pour toutes les courses, je me suis dit : « Tu vas faire la même chose ». C'est un peu une idole pour les jeunes coureurs. C'est comme ça que je me motive et cela m'a bien réussi."

"Plus qu'à Zurich, le déclic est arrivé l'année passée au championnat du Monde où j'avais terminé dixième. Tout doucement j'ai pris confiance en moi. Après mes performances au Tour Med, à Paris Nice, au Giro et au Tour de Suisse, j'avais déjà fait une belle saison et les trois dernières semaines de la saison furent formidables. J'ai réussi quelque chose d'exceptionnel. J'avais préparé le Tour d'Allemagne et je l'ai un peu raté car je suis tombé malade. J'étais fou furieux et j'ai tout fait pour me rattraper en fin de saison."

"La semaine avant le Tour de Lombardie j'ai demandé à tout le monde de ne rien me dire, je ne me suis pas connecté à internet et je n'ai pas lu la presse pour rester calme, car je suis encore un jeune coureur et je n'ai pas tant d'expérience. Cela vient tout doucement mais je préfère rester calme, ne pas m'énerver. L'équipe misait sur moi sans me mettre la pression et me disait : « On sait que tu vas faire de ton mieux. Tu ne vas pas perdre ta forme en une semaine, tu t'es entraîné, tu as fait le métier. Si tu es dans un bon jour on sait que tu seras devant. ». Chez nous la pression elle vient de toi-même, pas de l'équipe."

"En Lombardie, j'étais un des favoris et j'ai tenu promesse en faisant un podium. Dans le final, Caruso est revenu et c'est un peu dommage car même si j'étais très fatigué, comme tout le monde, j'aurais tenté quelque chose au kilomètre. On ne sait jamais car si Bettini et Simoni se regardent pendant quelques secondes, je peux gagner. Mais ça reste une belle performance car le tour de Lombardie est une des plus belles classiques avec les Ardennaises. Faire un podium à Zurich et en Lombardie pour moi c'est comme une victoire."



LE LUXEMBOURG

"Au championnat du Luxembourg on était que quatre professionnels sur soixante-dix coureurs au départ. C'est sur que ce n'est pas une grande course, mais c'est super pour moi de représenter le pays avec ce maillot sur les épaules. Avec mes résultats je pense que je suis digne de porter ce maillot. Mon frère m'a beaucoup aidé et reprendre le maillot tricolore à Kim Kirchen n'était pas évident, mais je le voulais absolument et je me suis fait plaisir sur cette course devant tous mes supporters."

"Ce fut une déception de ne pas être au championnat du monde mais c'est l'UCI qui a fait le règlement et il y a encore des choses à améliorer. J'espère qu'ils trouveront une solution pour les petits pays comme le Luxembourg ou la Norvège qui sont désavantagés malgré leurs bons coureurs."



PARIS-NICE ET LE TOUR EN 2006

"L'an prochain si tout va bien, je ferai le Tour. Ce sera tout pour Basso et je serai content et fier d'y aller. Je serai normalement un des derniers coureurs à l'accompagner dans la montagne, ce sera quelque chose de formidable pour moi."

"Le programme 2006 sera décidé au premier camp d'entraînement mais je pense débuter avec une course comme le Tour Med puis Paris Nice, le Critérium International Milan San Remo et les classiques ardennaises. Ensuite après un break je recommencerai avec le Tour de Bavière pour me remettre en rythme, le Tour de Luxembourg, le Tour de Suisse et enfin le Tour de France. Cela devrait être une préparation idéale et j'espère y être bien."

"Personnellement mon premier objectif sera Paris Nice, j'ai fait neuvième l'an passé, septième cette année et pourquoi pas un podium en 2006 ? Milan-San Remo, je sais que je ne pourrai jamais la gagner car c'est une course pour sprinter, mais j'aime faire cette course et je pourrai peut être m'y montrer. Enfin pourquoi pas essayer de briller sur les Ardennaises. Jens a fait un très bon Tour de France même s'il tombe malade en plus de sa deuxième place à Liège-Bastogne-Liège ce qui montre qu'on peut briller tout au long de la saison. Par contre le Tour de Suisse ne sera pas un objectif seulement une préparation. Après le Tour de France on verra."



LA RECONNAISSANCE

"Il y a beaucoup de journalistes et de gens qui s'intéressent à moi, c'est formidable. Même si c'est mérité ça fait plaisir. Etre comparé à des grands champions cela fait chaud au c½ur. Mais je me suis bien entraîné, j'ai fait une belle saison, c'est comme ça."


# Posté le vendredi 02 janvier 2009 12:27

Modifié le jeudi 02 avril 2009 17:13

SAISON 2006

SAISON 2006
INTERVIEW FRANK ET ANDY SCHLECK

Février 2006


Quelles sont vos objectifs pour cette nouvelle saison?
Fränk: D'abord, le Tour de France. Je suis là avec Carlos Sastre, pour aider mon leader Ivan Basso. Dans les Alpes et les Pyrénées. Mon équipe et Ivan vont attendre beaucoup de moi. Lors de Paris-Nice, je viserais une place dans les cinq premiers, il faudra que je sois en bonne condition. Liège-Bastogne-Liège, sera également une date importante pour moi.

Andy: Je voudrais briller au Tour de Georgie comme l'année passé. Cette course est bien pour moi, car c'est très montagneux. J'aimerais remporter une étape et faire une bonne place au classement général. Début juin, j'aimerais être en bonne forme pour le Tour de Luxembourg. En septembre, le Tour de l'Avenir sera mon grand objectif. J'espère remporter le classement général.


Vous avez tous les deux réaliser une bonne année en 2005. La saison s'est -t-elle dérouler comme prévue?
Fränk : A tout point de vue. Il a juste manqué une grande victoire. J'ai été souvent près de l'atteindre, mais il m'a aussi manqué un peu de chance. Je n'ai que 25 ans et cette dernière saison m'a encore appris beaucoup de choses. Avec un peu de chance et d'expérience supplémentaires, j'espère remporter une grande course cette année. Je suis également fier d'avoir gagné le championnat national. C'est pour moi un grand plaisir, de porter les couleurs luxembourgeoises.

Andy: Je suis plutôt satisfait de ma première année chez les professionnels. Par le travail que j'ai fourni pour l'équipe, je suis devenu plus mûr, car j'ai beaucoup appris.


Avez-vous eu des problèmes au debut de la saison passée, pour vous adapter au rythme élevé auquel évolue les professionnels?
Andy : Je me suis rapidement bien adapté. Au début, le souci, c'était surtout les étapes longues.


Avais-tu compter obtenir de bons résultats dès le début de la saison?
Andy: Non, en réalité, moi je pensais que ça serait plus compliqué. Avec un peu plus de chance, j'aurais déjà gagné une course. Cette saison, je voudrais obtenir ma première victoire.


Fränk, vous courrez depuis 2003 à la team CSC, qu'est ce qui fait le succès de cette équipe tout au long de la saison?
Nous avons vraiment une bonne ambiance dans l'équipe. Cela commence du camp d'entrainement annuelle, jusqu'à la dernière course, le Tour de Lombardie. Dans notre équipe, il y a vraiment beaucoup de motivation. Cependant, ce n'est pas seulement chez les coureurs, il en est de même pour les masseurs, mécaniciens, chauffeurs, etc. Bjarne Riis nous motive beaucoup aussi. Bjarne est une personne très respecté et apprécié, les coureur ne veulent pas les décevoir.


Quelle est votre programme pour les prochaines semaines?
Fränk: Le vendredi nous repartirons à la maison, où nous ne resterons que 12 heures. Parce que, nous partons avec l'équipe en Californie, pour le second camp d'entraînement. De là, j'irais ensuite courrir Paris - Nice. Après Paris - Nice de retour à la maison, je n'y ai sejourner que 5 semaines depuis cet été.
C'est la vie d'un coureur ....

# Posté le lundi 08 septembre 2008 07:22

Modifié le lundi 14 septembre 2009 16:17

Fränk Schleck, un talent en train d'éclore

 Fränk Schleck, un talent en train d'éclore
Interview Frank Schleck


Tu as terminé l'année dernière 2e à Zürich et 3e au Tour de Lombardie. Quelles sont tes classiques préférées ?

Un des mes rêves, c'est de gagner le Tour de Lombardie. Cette épreuve est un mythe et une très belle classique selon moi. Mon autre classique préférée est Liège-Bastogne-Liège, c'est aussi une course fabuleuse. Par contre, des courses comme Paris-Roubaix ou le Tour des Flandres, ce n'est pas possible pour moi. Elles ne conviennent vraiment pas mais je suis toujours très étonné et je trouve fabuleux la vitesse à laquelle les coureurs disputent ces deux courses.


Au Tour de Suisse 2005, tu as démontré que tu pouvais aussi briller dans la haute montagne. Penses-tu à l'avenir pouvoir jouer le classement général dans un grand tour ?

Pourquoi pas, je l'espère. Je suis à très bonne école, j'ai la chance d'avoir comme patron un grand champion. Cette année, je vais disputer le Tour de France, on en saura déjà plus, j'espère être le dernier aux côtés de Ivan Basso dans les grands cols. Si je veux à l'avenir jouer un rôle de premier plan, je dois encore m'améliorer dans le contre-la-montre.


Quel sera ton programme jusqu'au Tour de France ?

Après Liège-Bastogne-Liège, je vais faire un long break. J'ai besoin de me relâcher, je suis présent depuis Mallorca en début de saison. Malheureusement, la chance ne m'a pas toujours souri. Je reprendrai lors du Tour du Luxembourg puis je participerai au Tour de Suisse.


On dit beaucoup de bien de ton jeune frère Andy Schleck. Peux-tu dresser un bref portrait de lui ?

Pour l'instant, il faut encore attendre. C'est un coureur qui grimpe très bien et qui roule. Il se défend dans tous les domaines. Il est costaud. C'est un gros moteur. Il impressionne toute l'équipe. Je pense qu'il peut aller très très loin et qu'il est beaucoup plus fort que moi.


Bobby Julich avait l'habitude de commencer la saison très fort. On ne l'a pas encore beaucoup vu cette année.

Lors de Paris-Nice, il a connu des problèmes de dos. Au Criterium International, il n'avait pas de bonnes jambes puis il est tombé malade avant le Tour du Pays-Basque. Je l'ai eu il y a quelques jours au téléphone et il m'a dit que cela allait beaucoup mieux.


Ivan Basso a déjà brillé cette saison. De bon augure avant le Tour d'Italie ?

S'il n'avait pas été malade l'année dernière, il aurait déjà pu gagner le giro. Il y va pour gagner et je pense qu'il va gagner. Jülich, Voigt et Vandevelde seront aussi au départ. Je pense qu'il y aussi notamment Lombardi, Peron, Blaudzun et Sorensen.



# Posté le vendredi 22 mai 2009 12:15

Modifié le lundi 14 septembre 2009 15:28

Amstel Gold Race 2006

Amstel Gold Race 2006
Fränk Schleck s'offre l'Amstel Gold Race
victoire en solitaire au sommet du Cauberg


Dimanche 16 avril 2006
Maastricht - Valkenburg / Cauberg (253 km)


C'est la première grande victoire de Frank Schleck qui collectionnait les places d'honneur dans les plus grandes courses. Après le championnat du Luxembourg 2005, le coureur de la CSC a remporté sa deuxième victoire professionelle ce 16 avril 2006.

Première classique ardennaise de la saison. Au programme: 253 kilomètres à parcourir autour de Maastricht, parmi lesquels 40 bornes d'ascension répertoriées en trente-et-une côtes. Christophe Moreau (Ag2r Prévoyance), tient à se démarquer d'entrée de jeu en lançant l'échappée matinale après 20 kilomètres de course. Le Belfortain s'évade en compagnie de Michael Albasini (Liquigas), Bram Schmitz (T-Mobile) et Erwin Thijs (Unibet.com). ils possèdent onze minutes d'avance au premier passage du Cauberg (km 64). Mais ils seront revus à 55 kilomètres du terme.

L'Amstel Gold Race 2006 a alors démarré pour de bon dans l'Eyserenbosberg, à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée. Alors que Steffen Wesemann se trouvait en tête. Le grand favori Paolo Bettini a acceléré, réduisant le groupe des favoris à une vingtaine d'unités seulement. Peu après, Bettini a remis le couvert après le Fromberg pour effectuer seul la jonction avec Wesemann. Fränk Schleck a pris ses responsabilités en partant en contre avec Ivanov et Wegmann. Sous l'impulsion du champion de Luxembourg, ces trois coureurs ont rejoints le duo de tête dans le terrible Keutenberg (22% de pente).

Mais d'autres coureurs sont revenus peu après le sommet: Boogerd, Rebellin, Sanchez entre-autres. Mais Fränk Schleck a décidé que c'était le moment d'agir en attaquant sur le plat, à 9 km de l'arrivée, personne n'a pu suivre le champion de Luxembourg. Fränk creusa un ecart de 15 secondes et avait suffisamment de réserves pour résister, il n'a pas faibli dans l'ultime ascension du Cauberg et pouvait prendre son temps pour fêter en larmes ce superbe succès, la plus belle victoire de sa carrière. Il permet au Team CSC de remporter sa deuxième grande classique en l'espace de huit jours, après Cancellara sur Paris-Roubaix.

# Posté le lundi 08 septembre 2008 07:50

Modifié le vendredi 22 mai 2009 12:34

Amstel Gold Race 2006

 Amstel Gold Race 2006
Classement:
1 Fränk Schleck (Team CSC)
2 Steffen Wesemann (T-Mobile) à 22"
3 Michael Boogerd (Rabobank) à 46"
4 Karsten Kroon (Team CSC) à 48"
5 Patrik Sinkewitz (T-Mobile) m.t
6 Davide Rebellin (Gerolsteiner)
7 Miguel Angel Martin Perdiguero (Phonak)
8 Paolo Bettini (Quickstep) à 53"
9 Stefan Schumacher (Gerolsteiner) à 57"
10 Serguei Ivanov (T-Mobile) à 1'07
11 Alessandro Ballan (Lampre) à 1'12
12 Alexandre Moos (Phonak) m.t
13 Fabian Wegmann (Gerolsteiner)
14 David Etxebarria (Liberty Seguros)
15 Samuel Sanchez (Euskaltel) à 1'20
16 Andrea Moletta (Gerolsteiner) à 1'22
17 Oscar Freire (Rabobank) à 1'25
18 Cristian Moreni (Cofidis) m.t
19 Thomas Dekker (Rabobank)
20 Chris Horner (Davitamon-Lotto) à 1'30


Réaction:
Fränk Schleck:

"Évidemment, je n'étais pas un grand favori, et je pensais que les poursuivants me rattraperais. En arrivant sur la ligne d'arrivée, je n'ai pas pu croire que j'avais réellement gagner la course. C'est comme un rêve pour moi parce que j'ai pas obtenu une grande victoire pendant plus de sept ans maintenant.

Nous avions deux leaders dans l'équipe, moi et Karsten Kroon, qui marchait vraiment fort et qui connaît cette course, comme sa poche, il était aussi très motivés pour cela. On s'est retrouvé nous deux à l'avant lors du final et j'ai décidé d'attaquer et de prendre ma chance. Et bon, j'ai bien fait !

Marcel Ernzer avait gagné à Liège, la première classique du Luxembourg en 1954... Je dois avouer que je ne le savais pas avant-hier, un journaliste me l'a dit. Ouais, c'est génial d'être le deuxième Luxembourgeois ... C'est juste incroyable."



Bjarne Riis:
"Je savais que ce n'était qu'une question de temps pour Fränk. Je le vois même un jour terminer dans les dix premiers du Tour."


# Posté le vendredi 22 mai 2009 12:29

Modifié le lundi 14 septembre 2009 16:19